RÉFLEXIONS

 

Les rivières du Tibet étranglées par des barrages

«Si vous voulez tuer une rivière, construire des barrages est la meilleure manière»

BANGKOK – L'entreprise du documentariste canadien Michael Buckley d'enquêter sur la nouvelle ligne de chemin de fer au Tibet a été avortée lorsqu'il a découvert que les rivières de la région étaient étranglées par la construction de nouveaux méga-barrages.

«Je suis allé au Tibet bon nombre de fois et je n'ai jamais remarqué de barrages – ils sont cachés, au fond des gorges qui sont invisibles de la route», a expliqué Buckley après une projection de son documentaire Meltdown in Tibet dans la capitale thaïlandaise, Bangkok.

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50 ans d’occupation

En 1950, la Chine annonce la "libération" du Tibet.

En 1951, les troupes de l'armée populaire chinoise, dans le pays depuis un an, pénètrent dans Lhassa. L'accord de libération pacifique du Tibet en dix-sept points, est signé sous la contrainte, et le sceau du Dalaï-Lama est falsifié. Cet accord fait croire aux Tibétains que le système déjà existant au Tibet ne sera pas remis en question, mais stipule en fait l'intégration du Tibet à la Chine. Huit ans plus tard Lhassa est mise à feu et à sang et le Dalaï-Lama s'exile en Inde.

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Génocide

- Plus de 1.2 million de morts entre 1950 et 1976, soit un cinquième de la population totale du pays.
- 342 970 morts de famine
- 432 705 tués au combat
- 173 221 morts en prison ou en camps de travail
- 156 758 exécutés
- 92 731 morts sous la torture
- 9 002 suicides

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Drame au Tibet

Tibet

Depuis l’occupation du Tibet par l’armée chinoise en 1950, la population a vécu une répression féroce.
Emprisonnés, exilés, affamés ou torturés, les tibétains ont subi un véritable génocide culturel. Le dalaï-lama, exilé en Inde depuis 1959, continue à parcourir le monde pour que le Tibet ne soit pas une nation opprimée oubliée de tous.

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Drame tibetain

Un génocide culturel

Pendant la révolution culturelle chinoise (1966-1969), la politique chinoise à l’égard du Tibet se durcit.
La culture traditionnelle tibétaine est la cible principale. Les « gardes rouges » détruisent les autels voués à Bouddha, rasent les monuments d’une culture plus que millénaire.
En 1969, sur 6 259 monastères, seuls 13 restent encore en fonctionnement.

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