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27.04.2011

Lobsang Sangay a été élu, mercredi, Premier ministre du gouvernement tibétain en exil

   

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11.03.2011

Le groupe d’information sur le Tibet du Sénat salue le discours du Dalaï Lama du 10 mars 2011

   

10.03.2011

Message de Sa Sainteté le Dalaï Lama à l’occasion du 52e anniversaire du soulèvement national Tibétain

   
   
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27.04.2011

Lobsang Sangay a été élu, mercredi, Premier ministre du gouvernement tibétain en exil.

Source AFP

Lobsang Sangay, un juriste de 43 ans qui a étudié à l'université américaine de Harvard, a été élu, mercredi, Premier ministre du gouvernement tibétain en exil et il aura la difficile tâche d'endosser un rôle politique incarné pendant des décennies par le dalaï-lama. Le dalaï-lama, 75 ans, avait annoncé en mars son intention de se décharger de ses fonctions politiques sans renoncer à son rôle de chef spirituel.

Lobsang Sangay, expert en droit international, a aisément battu les deux autres candidats en remportant 55 % des voix, a annoncé le chef de la commission

électorale, Jamphel Choesang, à Dharamsala, une ville du nord de l'Inde qui est le siège du gouvernement tibétain en exil. Tenzing Tethong, un ancien représentant du dalaï-lama à New York et Washington, a obtenu 37,4 %. Tashi Wangdi, qui a occupé une demi-douzaine de portefeuilles ministériels au sein du gouvernement en exil au fil des années, n'a, lui, remporté que 6,4 % des voix de la communauté tibétaine en exil dans le monde entier. Sur les quelque 83 400 Tibétains en exil éligibles, plus de 49 000 d'entre eux se sont rendus aux urnes, selon la commission électorale.

Position exposée

Né dans une région productrice de thé dans le nord-est de l'Inde, Sangay n'a jamais vécu au Tibet. Il ne s'y est même jamais rendu, ce qui marque une rupture avec le passé lorsque de vieilles figures religieuses dominaient la vie politique du mouvement tibétain. Son élection marque aussi un tournant après l'annonce le mois dernier par le dalaï-lama de son intention de renoncer à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil, essentiellement symbolique, et de transmettre ses responsabilités à un nouveau Premier ministre aux pouvoirs élargis. Cette transition politique va donner au nouveau Premier ministre élu une position beaucoup plus en vue que celle de ses prédécesseurs.

"Sa Sainteté est une institution de plus de 400 ans, personne ne peut la remplacer ou se substituer à elle. Le plus grand défi est de construire réputation et crédibilité", estimait Sangay dans un entretien à l'AFP accordé le mois dernier à Dharamsala. Il avait toutefois souligné l'ardent désir au sein de la communauté tibétaine de "voir une jeune génération prendre la direction" du mouvement. Sangay avait assuré qu'il soutenait entièrement la formule de la "voie moyenne" voulue par le dalaï-lama, c'est-à-dire une "autonomie significative" du Tibet sous administration chinoise, plutôt qu'une indépendance pure et simple de la région.

   
 

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